Mon Ngalakh : rocher de thiacry sur lit de neteri
Aïssatou Mbaye
14 avril 2019
Au Sénégal pour la fête de Pâques pas de chocolats ni de chasse aux oeufs mais plutôt une distribution de Ngalakh. Ce met à base de semoule de mil , de pâte d'arachide et de bouye (fruit du baoabab) est un véritable symbole de l'unité entre musulmans et chrétiens. Il reflète le sens du partage, la téranga à l'état pure.

C'est ce qui me manque le plus de mon pays, cet esprit de partage qui nous est propre , cette cohésion des religions miroir d'une culture ancrée du don et de la cohabitation.
Je me rappelle de l'excitation des familles musulmanes à l'approche de la fin du carême, des seaux de ngalakh qui remplissent les réfrigérateurs, du plaisir de recevoir ce délicieux met de ses voisins ... le ngalakh réunit les coeurs.
Je me suis toujours demandé d'où venait ce plat-dessert, qui avait eu cette belle idée et quelle histoire l'avait liée à la communauté chrétienne. Si la base reste la même, la recette diffère d'une famille à une autre, d'une génération à l'autre et au fils des ans traîne certaines "innovations". Parfois la semoule de mil fait place à une semoule de riz ou de maïs, parfois les fruits s'invitent.
Voici ma version à moi: un rocher de thiacry enrobé de chocolat sur un lit de neteri (coulis de ngalakh). A vos papilles!






